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Macron Le Pen quel est le pire danger ?

11 avril 2022 - Temps de lecture: 9 minutes

Ce matin je suis particulièrement affecté par la situation à laquelle les français sont confrontés : choisir entre Macron et Marine Le Pen comme président de la France pour cinq ans.

J'ai appelé à voter Mélenchon au premier tour, car je pensais qu'il pourrait provoquer une évolution démocratique vers plus de liberté et de possibilité pour les citoyens d'infléchir la gouvernance politique de ce pays : une constituante qui accoucherait d'une nouvelle constitution prenant en compte les revendications légitimes des français et notamment celles des Gilets Jaunes. Je ne vais pas revenir là-dessus, je renvoie à mon précédent papier pour plus de détails sur ce choix.

Pour autant, je ne suis pas un partisan de la France Insoumise, pas plus que d'aucun autre mouvement politique connu. Étant libertaire, je souhaite une société sans un état dominateur car je pense, comme le dit Max Stirner que "l'objectif de l'État a toujours été le même : limiter l'individu, le dompter, le subordonner et l'asservir".
Mais je pense aussi, comme La Boétie, que "les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux", c'est-à-dire que nous désirons les tyrans car nous avons peur d'assumer la responsabilité de la liberté. Nous sentons confusément en nous que sans le garde-fou de l'autorité d'un chef sur nous, nous serions capables de tous les débordements, comme l'autre en face de nous en serait capable, et nous avons peur de ce danger au point de renoncer à notre liberté pour en être protégé.

La démocratie, telle que pratiquée en France ou dans les pays occidentaux, n'est dans le meilleur des cas qu'un moindre mal, une étape provisoire, en attendant que les humains, par leur bonification permanente et volontaire, deviennent capables d'assumer le risque de la liberté et de l'autogestion, et inventent d'autres moyens de gérer la vie collective. J'aurai l'occasion de revenir dans un prochain article sur ces points. J'aborde donc la question du vote pour ce deuxième tour d'une manière très différente de celle de la majorité de mes concitoyens, qui vont chercher lequel des deux candidats est le moins pire ou le plus proche de leurs convictions. Mes critères sont différents, je n'ai pas d'a priori culturel ou politique qui me guident mais ce qui m'intéresse c'est de savoir lequel des deux candidats est le plus dangereux par rapport au progrès vers plus de liberté, par rapport à la possibilité d'agir et de faire évoluer les consciences dans les temps à venir.

Macron a prouvé par son mode de gouvernance qu'il est capable du plus grand mépris et de la plus grande des brutalités envers le peuple, je renvoie à l'épisode des Gilets Jaunes où son gouvernement a fait preuve d'une répression d'une violence inouïe, du jamais vu dans notre pays, 13 morts, 27 personnes éborgnées, 150 blessés graves, un total de 1500 blessés et, cerise sur le gâteau, des gens emprisonnés pour leurs convictions politiques. Il faut également souligner qu'il aura fallu, grâce à l'influence qu'il exerce sur les médias "mainstream" qui appartiennent à la nomenklatura qui l'a fait élire, de longs mois avant que cette répression ne trouve écho dans les informations quotidiennes, où les Gilets Jaunes ont été le plus souvent assimilés à des antisémites, des violents, autrement dit des gens dangereux pour toute la société.

Durant la pandémie, le recours maintenant connu, à coup de milliards de nos impots, à des cabinets privés, Mac Kinsey parmi d'autres, où figurent en bonne place des personnes qui étaient dans son staff de campagne dès 2016, ainsi que les conflits d'intérêt qui lient ces mêmes groupes au Conseil Constitutionnel et au Conseil de l'Europe, rendent clairement manifeste que nous sommes face à la main mise tentaculaire d'un groupe aux intérêts complétement opposés à ceux de notre pays. C'est ce groupe d'influence, issu en grande partie du Forum Economique Mondial de Davos, au sein duquel Macron, Amélie de Montchanin et Najat Vallaud-Belkacem, pour ne citer qu'eux, sont tous trois Global Young Leaders, qui a motivé de très nombreux pays occidentaux à avoir recours à une stratégie commune lors de la crise Covid 19.

Confinements, interdiction des traitements précoces à l'Ivermectine ou à l'Hydroxychloroquine (qui ont merveilleusement fonctionné en Afrique évitant des milliers de morts), imposition du masque inutile pour les enfants, puis vaccinations systématiques à base de thérapie génique expérimentale avec les dit vaccins à ARN messager sous AMM conditionnelle, ont été imposés aux français, sans aucun débat parlementaire, le parlement se bornant à valider la reconduction de l'état d'urgence qui permettait tous les abus de l'exécutif. Les protestations de grands médecins indépendants de renommée mondiale tel le prix Nobel Luc Montagnier, aujourd'hui décédé dans l'indifférence du pouvoir en place, sur les dangers de ces remèdes n'ont jamais été entendus, pas plus que n'a été respecté le code de Nuremberg, qui impose aux états, depuis les horreurs nazies, de respecter le libre consentement éclairé de la personne avant le recours à des produits expérimentaux, ces vaccins ARN étant en phase expérimentale jusqu'en 2023 environ.

Cette campagne de vaccination s'est imposée par ailleurs à coup de chantage à la liberté, les non-vaccinés, pourtant en règle avec la loi puisque la vaccination n'était pas obligatoire, se voyant élevés par Macron au rang de boucs émissaires et privés de leur droit constitutionnel à la liberté de circulation, avec la bénédiction coupable d'un Conseil Constitutionnel aux ordres, Laurent Fabius son président validant les dispositions conseillées par Mac Kinsey, dont son fils est un des directeurs France ! Il faut enfin rappeler que Macron, banquier d'affaires chez Rothchild, a organisé la vente de la branche alimentaire de Pfizer à Nestlé, raflant au passage 1,8 millions d'euros qui ont disparu de toute déclaration d'impôts pour s'exiler habilement dans les paradis fiscaux. L'utilisation massive du produit Pfizer serait-elle un renvoi d'ascenseur mafieux ?

Nous sommes donc réellement devant un candidat, l'actuel président Macron, membre d'une très dangereuse mafia, qui n'a que faire des peuples et de la démocratie, et s'est répandue peu à peu sur l'Europe et le monde occidental. Elle suit l'agenda du Forum Economique Mondial, dirigé par Klaus Schwab, dont le livre "Covid 19 la Grande Réinitialisation" paru en juin 2020 nous donne les clés de la vision politique.
J'emprunte ci-dessous à Eric Verhaegue quelques phrases de son analyse dans "Le Great Reset : mythes et réalités" qui résument bien quel type de société la classe dirigeante qui se réunit à Davos envisage pour faire face aux défis du futur, que ce soit la crise climatique, les épidémies ou les grandes migrations.

"Schwab, qui a grandi dans l'Allemagne nazie, en retrouve ici les grands élans intellectuels, et les transposent à la société du futur, en les débarrassant de la brutalité hitlérienne, mais en conservant leur marque de fabrique : la croyance inébranlable en la supériorité d'une société fondée sur le développement technologique permanent."
et plus loin : "Le raisonnement du Great Reset est simple : coûte-que-coûte nous devons basculer dans une société de la surveillance, mais nous devons éviter (postulat bien hypocrite) qu'elle ne remette brutalement en cause nos libertés... La justification première de cette surveillance généralisée s'appuie sur la gestion de l'épidémie..."
et enfin : "Il n'est pas exclu que beaucoup, parmi les élites qui fréquentent le Forum de Davos, tiennent la démocratie en piètre estime et, qu'au vu de la victoire de Donald Trump, du Brexit et du mouvement des Gilets Jaunes, ils ne soient enclins à dévoiler leur volonté de puissance sur les corps sociaux."

Il s'agit donc de mettre en place une société de la surveillance généralisée sur le type de la chinoise et de son contrôle social, les déviants été écartés peu à peu du champ social par une sorte de mort sociale et de non accès aux libertés. Tel est le projet que défend Macron et sa gestion de l'épisode Gilets Jaunes et de la crise Covid 19 en est l'évidente preuve. De plus ce projet se renforce d'une volonté affichée de noyer la France dans une construction européenne de plus en plus éloignée du contrôle citoyen et des besoins des pays, Europe qui est par ailleurs à la botte des États-Unis, comme nous le prouvent les réactions du Conseil Européen face à la guerre en Ukraine, campagne de sanctions sans aucun souci des conséquences pour les peuples, réarmement à tout crin, globalement j'appelle cela jeter de l'huile sur le feu... Et de quel droit Mme Von der Leyen, présidente de la Commission Européenne, non élue, impose aux nations européennes la censure des médias russes, entrainant ensuite celle des artistes et de la culture russe. Interdire à Milan d'étudier Dostoïesvski contribue-t-il à faire cesser la guerre en Ukraine ?

J'en arrive à ma conclusion : je pense que le danger d'une France dirigée par une caste autoritaire, voire totalitaire, est déjà bien plus du côté de Macron que de celui de Marine Le Pen qui a un programme plus social que lui et qui souhaite redonner à la France son indépendance politique. Par ailleurs seule la malhonnêteté intellectuelle permet aujourd'hui à la bien-pensance de traiter Marine Le Pen d'extrême-droite, tout au plus peut-on la taxer de droite nationale souverainiste. Sa fermeté sur le problème de l'immigration me parait malheureusement nécessaire au regard de l'appauvrissement alarmant de notre pays et je n'ai pas trouvé d'islamophobie dans ses propos, seulement une charge lucide sur les dérives d'un islam politique radical trop longtemps toléré pour conserver une hypothétique paix sociale.

Je crois donc, dans cette circonstance totalement tragique, qu'il est plus prudent d'envisager que Marine Le Pen devienne présidente pour écarter le danger absolu que représente pour moi Macron. Il faudra par contre largement se mobiliser pour porter à l'Assemblée nationale une diversité de tendances qui soit représentative des français.

© Jérôme Nathanaël - 11 avril 2022

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